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Kudsi Erguner
Virtuose du ney et érudit de musique soufie, Kudsi Erguner fait découvrir la musique savante ottomane au public occidental et contribue au maintien, voire à la renaissance du patrimoine musical et spirituel de son pays natal, la Turquie.
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| Portrait |
Kudsi Erguner
Le "Ney", du persan "roseau", est l'instrument privilégié de la tradition musicale soufie. Les cérémonies des derviches tourneurs sont le plus souvent accompagnées par le son riche et pur de cette flûte taillée dans le roseau. De tous les musiciens turcs, le virtuose du Ney Kudsi Erguner est l'un des seuls à avoir suivi, en matière de musique savante ottomane, un enseignement traditionnel initiatique auprès d'un maître, son propre père. Enseignement qu'il put compléter auprès d'autres grands musiciens classiques ou issus de confréries soufies. Cet apprentissage privilégié, aussi bien spirituel que musical, l'a poussé à rechercher, étudier ou enrichir, dans le respect de la tradition, des textes et musiques anciennes souvent méconnues et parfois oubliés. Après avoir été membre de l'orchestre de Radio Istanbul, il s'installe à Paris en 1975 à l'âge de 23 ans. Là, il poursuit des études de musicologie et d'architecture. C'est aussi le début d'une carrière qui le mène à travers le monde. Il fait découvrir la musique soufie au public occidental et, en Turquie, monte des ensembles qui perpétuent la tradition. En produisant de nombreux disques autour ou inspirés des textes des grands poètes soufis "Mevlana Djalâl od dîn Rumi", fondateur des derviches tourneurs, ou Yumus Emré, dont se réclament de nombreuses confréries, ou en créant, en 1981, à Paris, l'institut Mevlana pour l'étude de la musique classique et de l'enseignement soufi, il maintient et divulgue la tradition. En se produisant dans les temples de la musique classique occidentale comme le Royal Festival Hall à Londres ou au sein du festival de Salzburg, il remet en perspective la richesse de la musique savante ottomane. En collaborant avec des artistes aussi divers que Peter Gabriel, le metteur en scène Peter Brook, pour le Mahabharata, les chorégraphes Carolyn Carlson et Maurice Béjart ou les musiciens de jazz Michel Portal et Didier Lockwood, il redonne, à une tradition née au XIIIe siècle, une place vivante dans un contexte contemporain.
Benjamin MiNiMuM
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| Discographie |
L'héritage ottoman
(Album)
Institut du Monde Arabe Harmonia Mundi
2004 |

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Cérémonie soufie
(Album)
Next
2002 |

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Islam blues
(Album)
ACT
2001 |

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Ottomania
(Album)
1999 |

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Vocal Masterpieces of Kemani Tatyos Efendi
(Album)
Traditional Crossroads Nocturne
1998 |

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Chemins
(Album)
Al Sur
1997 |

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Psaumes de Yunus Emré
(Album)
Al Sur
1996 |

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Le ney turc
(Album)
Unesco
1990 |

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Fasl
(Album)
Naïve Auvidis
1990 |

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Les janissaires
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1990 |

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Taj mahal
(Album)
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